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rédemption

portail à double battant, qui s’ouvrait sur un vaste porche, sombre et recouvert d’une tribune. Plus loin, l’édifice s’élargissait sur la gauche, éclairé des deux cotés par de grandes fenêtres à rideaux rouges, et se terminait par un petit chœur demi-circulaire sur la rue Malesherbes. La sacristie était placée à côté du chœur, sur la droite, et au niveau de la rue Malesherbes, où elle prenait jour. Dans l’impasse qui conduisait à la porte latérale, prenait un escalier montant à la tribune.

Rédemption.
Plan de l'église provisoire
1. Entrée principale. — 2. Passage de l’église à l’impasse. 3, 4, 13, 14. Confessionnaux. — 5. Chapelle de la Sainte-Vierge. — 6. chaire. — 7. Porte du passage à la sacristie. — 8. Table de communion. — 9. Porte de sacristie. — 10. Maître-autel. — 11. Porte latérale avec passage sur la rue Malesherbes. — 12. Chapelle du Sacré-Cœur. — 15. Bénitier. — 16. Portail de l’impasse. — 17. Escalier de la tribune. — 18. Sacristie.

À l’intérieur de l’église, une double rangée de trois fausses colonnes, simulaient deux nefs latérales, au fond desquelles on apercevait la chapelle de la Sainte-Vierge à droite, et celle du Sacré-Cœur à gauche. La chaire, adossée au mur de droite, était comme suspendue. L’ornementation se bornait à quelques tableaux conservés dans la sacristie actuelle, c’est-à-dire, au-dessus de la chapelle Notre-Dame, une copie de l’Assomption du Guide, et au-dessus de la chapelle du Sacré-Cœur, une Résurrection. Vis-à-vis la porte de la sacristie, une seconde porte latérale avec un étroit passage conduisait à la rue Malesherbes. Somme toute, 1 espace avait été parfaitement utilisé, et l’église, y compris la tribune, pouvait contenir près de mille personnes. Le long de la muraille, un banc gratuit était réservé aux pauvres. Au fond de la tribune se trouvait le logement du prêtre assistant et du sacristain, éclairé par trois fenêtres.

Au commencement de l’année 1857, l’administration des Hospices concéda gratuitement à la ville 5.000 mètres carrés entre la rue Vendôme et la rue Créqui, pour la construction de l’église définitive. En 1865, le conseil de fabrique s’occupa sérieusement de préparer la construction. Le 4 février 1867, M. Chevreau, préfet du Rhône, annonça que la ville avait approuvé la construction et voté 60.000 francs. Un premier devis de 1.189.000 francs fut dressé par M. Benoît père, architecte. Le conseil municipal, dans sa séance du 14 juin, approuva un second devis de 1.020.000 francs, autorisa l’exécution immédiate de la première partie évaluée à 500.000 fr., et enfin vota un crédit de 300.000 fr. Par ce traité, la fabrique s’engageait à trouver les 200.000 fr. nécessaires pour parfaire la somme.

Par une lettre du 20 juin 1807, le préfet autorisa le conseil à procéder à l’adjudication de la première partie des travaux. Elle comprenait la grande nef, depuis le transept jusqu’aux deux tourelles de la façade. Le 21 août 1807, l’adjudication fut tranchée en faveur de M. Duchez, entrepreneur, les travaux furent commencés dans le dernier trimestre de l’année, et poursuivis régulièrement.

La bénédiction de la première pierre, située à l’angle sud, en face de la maison dite de la République, eut lieu le 28 avril 1808. Dans le courant de cette même année, le conseil décida que les fondations seraient établies sur toute la surface du monument, pour en assurer la solidité. Ce fut alors que M. le curé Tamain fit construire la crypte, une des