Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/301

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saint-pothin

Marthe et surtout le patronage des jeunes gens, fondé en 1870, par un homme de bien dont tout Lyon a connu et admiré le dévouement, M. Paul Giraud. C’était son œuvre de prédilection, celle à laquelle il consacra trente ans de sa vie. Ce patronage a vu passer des milliers d’enfants et de jeunes gens devenus aujourd’hui pères de famille, officiers, prêtres même : tous ont conservé le plus grand attachement pour cette œuvre, à qui ils doivent la persévérance de leur foi et de leurs pratiques chrétiennes.

Saint Paul, peinture de Couvert. (Église Saint—Pothin).

Dans l’église, que nous décrirons rapidement, l’autel majeur de marbre blanc est décoré d’un bas-relief : la Cène. Derrière l’autel se trouvent les orgues. Neuf lustres et deux grands candélabres encadrent l’autel et meublent le chœur. Au-dessus, s’élève une coupole éclairée par une rosace représentant le Saint-Esprit au milieu d’une gloire. Tout autour, dans une belle fresque, M. Couvert a peint la Sainte Vierge et les apôtres.

Le transept de droite renferme deux chapelles. La première est placée sous le vocable du Sacré-Cœur ; son autel est de marbre blanc et gris décoré d’un cœur en bas-relief et dominé par une statue du Sacré-Cœur. La seconde chapelle, située au fond du transept, est sous le vocable de Marie Consolatrice des affligés. Deux colonnes y supportent un entablement couronné d’un fronton ; l’autel de marbre blanc est surmonte d’une statue de la Mère de Dieu. Le transept de gauche ne contient que la chapelle Saint-Joseph, qui en occupe le fond. Au-dessus de l’autel de marbre, on a placé la statue du saint patriarche. Au fond de la petite nef de gauche, se trouve un grand tableau malheureusement mal éclairé.

La chaire de marbre blanc, avec escalier double, est ornée d’incrustations de couleur ; le dossier est décoré d’une belle colombe argentée aux ailes déployées. Le chemin de croix est remarquable. Les groupes taillés dans la pierre comprennent chacun six ou sept personnages en relief. Les transepts sont éclairés par deux verrières avec dessins géométriques ; les basses nefs chacune par quatre vitraux.