Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/37

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
XXI
INTRODUCTION
1664, 
Le prieuré de Saint-Benoît, démembrement de celui de Blie ; au xviiie siècle, les Essais de Nicole y avaient la préférence sur les sermons de Bourdaloue et les traités du P. Groiset, au vif scandale de Mgr de Rochebonne.
1665, 
Les Colinettes, troisième monastère du tiers-ordre franciscain de Sainte-Élisabeth, sur la balme de Saint-Clair.
1668, 
Les Lazaristes, qui s’unirent bientôt au groupe de prêtres catéchistes de la paroisse Saint-Michel.
1671, 
Le séminaire de Saint-Charles et des Petites-Écoles : son fondateur M. Démia, promoteur diocésain, fut un des prêtres les plus vertueux dont s’honore le clergé du xviie siècle.Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I 0039.jpg
1675, 
Le Bon Pasteur, refuge pour de pauvres filles, arrachées au vice, du moins à ses tentations extérieures.
1702, 
Les Génovéfains remplacent, à la cure et au prieuré de Saint-Irénée, les chanoines sécularisés qui se retirent.
1707, 
Maison de la Providence, ouverte aux enfants indigentes.
1725, 
Les Recluses, maison de correction et de force pour les personnes soustraites au désordre.

Deux compilateurs du xviie siècle, qui ont publié le dénombrement de nos édifices sacrés, en comptaient, l’un 70, en 1627, et l’autre 90, quarante ans après. Si mon addition tombe juste, leur totalité, à la fin de l’ancien régime, dépassait la centaine de quelques unités. Tels avaient été le labeur des hommes et la patience des siècles.

L’effondrement fut aussi rapide que la gestation avait été lente et pénible. Chaque page de ces essais ramènera l’attention sur ces destructions stupides, sur ces pertes irréparables, sur ces souvenirs déshonorants dont nous ne serons jamais consolés. La nation, légalement proclamée propriétaire des biens ecclésiastiques, prétendit en jouir immédiatement, sans frein et sans prévoyance ; la proie annoncée avait éveillé les plus folles cupidités ; la spéculation ne l’épargna guère. Mais si la chute avait été profonde, plus merveilleuse fut l’ascension : au jugement de la postérité, la renaissance catholique du xixe siècle demeurera