Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/118

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histoire des églises et chapelles de lyon

de droite, elle occupe aujourd’hui le bas-côté de droite. Dans les documents on trouve également mentionnés les chapelles ou autels, Saint-Joachim, Notre-Dame du Cloître et Saint-Sébastien.

Deux oratoires, disparus de nos jours, méritent une mention particulière : la chapelle de Saint-Pierre aurait été consacrée, en 1040, par Amédée, archevêque de Lyon ; orientée comme la grande église, elle était placée sur son flanc gauche, parallèlement à Saint-Michel. Elle a été coupée par la rue Adélaïde-Perrin, anciennement rue du Puits d’Ainay ; il n’en reste de nos jours, comme on l’a dit, que le mur du bâtiment servant d’école. Au nord de Saint-Martin, dans les bâtiments claustraux, existait au xviiie siècle une petite chapelle, appelée Notre-Dame-des-Anges.

La sacristie occupait jadis la chapelle actuelle Sainte-Blandine, dont la crypte servait de dépôt de charbon. M. Dutel rendit à cette chapelle sa destination primitive et fit construire la sacristie actuelle, achevée en 1886.

L’abbaye d’Ainay possédait, avant les dévastations des Protestants, un riche trésor de reliques, dont il existe un inventaire détaillé dans un missel imprimé spécialement pour l’abbaye, en 1531, par les soins de Balthazar de Thuers, prieur claustr.d ; parmi ces reliques se trouvait un doigt de saint Jean-Baptiste, du sang de saint Étienne, des cheveux de la Vierge, le corps de saint Badulphe, etc. Le trésor, reconstitué plus tard, fut pillé de nouveau par la révolution. Actuellement il ne comporte que quelques pièces modernes.

La tentation d’Adam et d’Ève, chapiteiu du xiie siècle. (Dessin de M. H. Lenail).

SAINT-MICHEL

Une église restée ouverte pendant douze siècles et dont la fondation fut liée à des faits mémorables de l’histoire nationale mérite que son souvenir soit conservé. Une place du quartier d’Ainay qui rappelait naguère le nom de l’église Saint-Michel vient d’en recevoir