Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/135

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religieuses des sacrés-cœurs

curé de Saint-Nizier, Neyrat, curé de la Guillotière, Ribier, curé de Larajasse, noire supérieur, Colomb, vicaire de Larajasse, Delphin et Goubier, missionnaires, et de plusieurs autres prêtres respectables. En entrant. Monseigneur a donné sa bénédiction à toutes les sœurs, et l’une d’elles s’exprima ainsi : u Guidées par les sages règles que Votre Grandeur a bien voulu approuver, fortifiées par les bénédictions célestes, que votre bonté daignera répandre sur nous, en bénissant notre maison, nous marcherons de vertus en vertus jusqu’à la montagne de Dieu. » Monseigneur, après avoir adressé des paroles de consolation et d’encouragement, promit de venir le lendemain dimanche pour procéder à la bénédiction de la chapelle.

M. Ribier, curé de Larajasse (1762-1826.)

La communauté de Larajasse avait commencé modestement, mais le nombre des religieuses se multipliant, la supérieure songea sérieusement à s’établir à Lyon. Les circonstances allaient bientôt permettre de réaliser ce projet.

En 1845, M. l’abbé Colomb, neveu de M. Ribier, habitait une petite maison, rue de l’Enfance, 61, chez Mlle Maire, personne pieuse, qui le voyant sans abri, après de cruelles épreuves, l’avait retiré chez elle et s’efforçait par des soins affectueux, de lui faire oublier ses peines. Cet ecclésiastique qui avait été vicaire à Larajasse, et avait conservé de bons rapports avec la communauté, sachant que mère Thérèse désirait fonder un établissement à Lyon, lui proposa d’acheter la maison de M. Ducaire, rue de l’Enfance, 69, et d’y installer quelques-unes de ses filles, promettant de les protéger et de leur être utile. La supérieure agréa ce projet, fit l’acquisition de la maison, et y envoya trois religieuses, les sœurs Saint-Benoît, Ephrem et Placide. Celles-ci, par esprit de pauvreté, firent le voyage à pied, et prirent possession de la maison, où tout manquait. M. Colomb et Mlle Maire, pleins de charité, leur fournirent, pendant quelque temps, ce qui est indispensable pour vivre ; ils transformèrent une chambre en oratoire, aujourd’hui lingerie, y placèrent un confessionnal et un autel provisoire, et M. Colomb fut autorisé à être leur aumônier. Dès que mère Thérèse le put, elle envoya du renfort. M. Colomb était si heureux de cette fondation, qu’il proposa de faire disposer à ses frais un oratoire plus spacieux, dans une chambre, devenue maintenant la classe de la Providence. Un autel convenable y fut placé avec statues de la sainte Vierge, de saint Joseph et du Sacré-Cœur ; on mit aussi deux anges à l’entrée du sanctuaire, ceux mêmes que l’on porte à la chapelle à certains jours de fête, et on y établit définitivement l’adoration.