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histoire des églises et chapelles de lyon
Le Bon-Pasteur, façade latérale et flèche.

reur ; S. E. M. Duvergier, ministre de la Justice et des cultes ; M. Henri Chevreau, sénateur, chargé de l’administration du département du Rhône ; a été posée par sa majesté l’impératrice et son altesse le prince impérial, la première pierre de l’église qui doit remplacer la chapelle provisoire, ouverte le 16 mars 1856, jour de la naissance du prince impérial. Mgr Callot, évêque d’Oran, fondateur et premier curé de la paroisse, a présidé la cérémonie et béni cette première pierre en présence de M. l’abbé Durand [François-Joseph), curé actuel de ladite paroisse, de MM. Béraud et Magand, ses vicaires, de M. Tisseur, architecte de la nouvelle église, de M. Lachaise, maire du 1er arrondissement, de Messieurs ses adjoints et de Messieurs les membres du conseil de fabrique. »

M. Clair Tisseur, architecte — que les lettrés lyonnais connaissent sous le pseudonyme de Nizier de Puitspelu — avait dressé « le plan, qui plus tard, dans le courant de 1875, fut soumis à l’examen du Conseil municipal. Il en fut question dans plusieurs séances : on vota 400.000 francs pour la construction, payables en huit années, à partir de 1870. Pour la façade, il était convenu qu’on construirait un perron de 4m50 de longueur avec une rampe d’escaliers droits de chaque côté. Sur le devant, on simulerait les portes de la crypte. Pour l’exécution entière du plan, on promettait de dégager le devant de l’église en démolissant la caserne, tout en l’émettant l’exécution de ce dernier point à une époque ultérieure indéterminée. Y eut-il véritablement promesse ferme de faire disparaître la caserne, et quelle est la personne autorisée qui se fit le garant d’un tel engagement ? Aucune pièce officielle ne l’indique.

« Cette démolition ne pouvait dépendre seulement de la municipalité, mais ressortissait du ministère de la guerre. M. Durand alléguait bien certaines paroles du général de