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notre-dame de la retraite au cénacle

pierre avec dossier orné d’une statue de Moïse ; les panneaux de la cuve sont décorés du Christ, des évangélistes et des docteurs de l’église. Au fond de la nef on a gravé, sur deux plaques de marbre, les noms des principaux bienfaiteurs de l’église.

À droite de la grande nef s’ouvre la chapelle de la Sainte-Vierge. L’autel, de marbre blanc, est décoré d’un bas-relief représentant le couronnement de Marie avec retable où sont sculptés des anges. L’autel est surmonté d’une statue de pierre représentant la Vierge Mère, encadrée d’un haut retable de pierre sculptée avec scènes :d’un côté, Marie donnant le rosaire ; de l’autre, elle remet le scapulaire. Contre les deux pilastres de la chapelle, on a placé les statues de saint Antoine de Padoue et de sainte Philomène. Au fond de la petite nef de droite se trouvent les fonts baptismaux ; ils sont en pierre et ornés d’un retable avec ange sculpté portant un enfant, ainsi que de bas-reliefs représentant le paradis terrestre et la chute originelle.

Dans la petite nef de gauche s’ouvre la chapelle Saint-Joseph ; l’autel est de marbre blanc avec bas-relief : la mort du bienheureux patriarche, et des anges sculptés. L’autel est surmonté de la statue de saint Joseph entourée d’un retable élevé dans lequel sont sculptés deux scènes : le mariage de saint Joseph avec la Vierge Marie et le songe du saint patriarche. Contre les pilastres sont placés la statue du Sacré-Cœur et le tableau de la Sainte Face. Au fond de cette nef, adossé au mur, se trouve un petit autel dédié à Notre-Dame de Pitié ; il est surmonté d’un groupe représentant Jésus mort dans les bras de sa mère assise au pied de la croix.

L’église est éclairée par de nombreux vitraux ; les cinq verrières du chœur sont l’œuvre de M. Laurent, de Tours ; elles représentent le Bon Pasteur portant la brebis et entouré, à gauche des saints Pierre et François de Sales, à droite, des saints Paul et Vincent de Paul. Dans la grande nef six vitraux, de chaque côté, œuvre de notre collaborateur, L. Bégule, offrent la représentation, à droite, des saints Jean l’évangéliste, Polycarpe, Pothin, Irénée, Just et Bonaventure ; et à gauche, des saintes Blandine, Cécile, Clotilde, Catherine, Claire et Élisabeth. Dans la tribune on a placé les trois vitraux : la Foi, l’Espérance et la Charité. Enfin les petites nefs sont éclairées par des verrières géminées, imitant l’art ancien, et dont les sujets sont les enseignements de Notre-Seigneur et ses paraboles.

NOTRE-DAME DE LA RETRAITE AU CÉNACLE

La congrégation dite Notre-Dame au Cénacle prit naissance dans ces montagnes du Vivarais que saint François Régis avait évangélisées au xvie siècle, et où, par ses prédications incessantes et ses héroïques pénitences, il avait converti nombre de protestants et de pécheurs. L’institut fut fondé par le père Jean-Pierre-Étienne Terme, mort en 1834 à l’âge de 43 ans. Ce prêtre, qui remplissait dans le diocèse de Viviers les fonctions de mis-