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religieuses du sacré-cœur

de 1819. Vers cette même époque, Mgr d’Aviau obtenait de Mme Barat un établissement à Bordeaux. Ces fondations créaient beaucoup de soucis à la mère générale, mais son amour de Dieu lui faisait supporter avec courage les fatigues, les contrariétés et les ennuis qui résultent de semblables entreprises.

Chapelle du Sacré-Cœur dite des Anglais.

Un des buts que se proposait la société du Sacré-Cœur était l’éducation et l’instruction de la jeunesse. Jusqu’en 1820, la formation religieuse des membres de la communauté avait absorbé tous les soins de Mme Barat ; le moment était venu de mettre la dernière main à l’œuvre des pensionnats. Dans ce but, la mère générale convoqua à Paris, le 15 août 1820, les supérieures des maisons de l’institut. Toutes, à des degrés divers et à des titres différents, étaient propres à cet ouvrage. Les unes, comme Mme de Charbonnel, avaient recueilli, dans leur enfance, les traditions des familles françaises, si chrétiennes dans la simplicité de leur vie de province ; d’autres, comme Mme de Grammont d’Aster, avaient connu successivement la noblesse de cour et celle de l’émigration. Les mères Geoffray et Desmarquet étaient mieux douées pour les jeunes filles de la classe moyenne. Les pauvres et les orphelines n’avaient cessé d’être la prédilection et l’occupation de Mme Lalanne. En présence du P. Varin, et sous la présidence de M. l’abbé Perreau, délégué du supérieur général de la société, le conseil tint séance et acheva