Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/347

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sainte-marthe

la maison provisoire ; il fallut songer à une autre demeure. Un établissement assez vaste s’offrit sur les flancs de la colline de Fourvière, à quelques pas de la Saône et en regard de la ville de Lyon ; la congrégation s’empressa de l’acheter et d’élever près des anciens bâtiments une vaste construction qui devint la maison-mère, chemin de Montauban, 14.

La congrégation prospère ouvrit successivement des monastères en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en France, au Bengale oriental, dans la Suisse, l’Australie et l’Amérique. On fonda en Nouvelle-Zélande, à Christ-Church, un second noviciat qui rivalisa de zèle avec celui de Lyon. La courageuse et vaillante supérieure ne craignit pas de faire deux fois le tour du monde, pour aller porter à ses filles des antipodes ses conseils maternels et ses encouragements. Dans les derniers jours d’octobre 1892, elle se rendit en Angleterre. Elle souffrait encore d’une maladie opiniâtre qui avait mis plusieurs fois sa vie en péril ; mais esclave du devoir jusqu’à la fin, et sans tenir compte des approches de l’hiver, elle avait entrepris ce pénible voyage. Religieuse missionnaire, elle mourut loin de sa patrie, le 18 janvier 1893, dans cette protestante Angleterre, à la conversion de laquelle elle avait tant travaillé.

Les filles de Notre-Dame des Missions ont pour but d’aider de tout leur pouvoir l’extension du règne divin dans les âmes, en se dévouant à l’instruction et à l’éducation chrétienne des enfants et des femmes dans les pays infidèles et hérétiques. Elles possèdent également, d’autres œuvres de charité, comme ouvroirs, providences et refuges, sous la direction des évêques. Leur costume est simple : elles portent une tunique et un scapulaire noirs ; le scapulaire et les manches de la tunique sont bordés de bleu ; elles ont une coiffe avec une bande double, un bandeau et un col, le tout blanc, un voile noir, un chapelet noir au côté, une ceinture de cuir ; une croix sur la poitrine et un anneau d’argent au doigt. Pour les sorties, et les cérémonies elles portent un long manteau noir. Les sœurs suivent la règle de saint Augustin avec des constitutions qui leur sont propres. Pie IX accorda un bref laudatif au jeune institut le 9 juin 1869 ; dans un autre décret, daté du 1er octobre 1877, il l’approuva et le confirma. Les constitutions, examinées de nouveau, ont reçu l’approbation de Léon XIII. La chapelle, construite vers 1900, est l’œuvre de M. Gaillard, architecte.

SAINTE-MARTHE

Les sœurs hospitalières Sainte-Marthe ont été établies sous le patronage de Notre-Dame de Pitié ; leur but principal est le service des malades pauvres admis dans leurs hôpitaux. Voici quelques détails sur leur commencement.

Les hospitalières de Villefranche furent fondées en 1666 par celles de Chalon-sur-Saône