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Les Cordeliers de Saint-Bonaventure, sur le Rhône, d’après une gravure d’Israël Sylvestre, conservée aux archives municipales de Lyon.

CHAPITRE XII

SAINT-BONAVENTURE. — LES CONFALONS

Si l’amour-propre ne nous prêtait trop souvent, pour mieux voir, des verres grossissants, je prendrais volontiers, à mon propre compte, l’appréciation d’un vieil historien du couvent Saint-Bonaventure et je commencerais ces notes, en citant ses paroles mêmes : « Cette église, dit le Père J.-B. Bazin, est, sans contredit, une des plus belles et des plus agréables de Lyon, et peut-être des plus régulières de France, par sa bâtisse et par ses dimensions : car tout y est beau, tout y est grand, tout y est magnifique. » Les curieux, qui l’admirent, seront satisfaits d’apprendre, avec ses origines, la date de ses accroissements divers, le nom des bienfaiteurs, qui la dotèrent de ses richesses, celui des artistes, dont les œuvres l’embellirent. Ils aimeront surtout à ne rien ignorer des événements, qui contribuèrent à sa conservation, à travers les âges, et quelles mains entreprirent de la restaurer et de la tirer des décombres, où la Révolution l’avait ensevelie, en la rendant méconnaissable. Nous nous attacherons, plus particulièrement, à la seconde partie de celle lâche, si on veut bien nous le souffrir ; la première a été traitée, maintes fois, et par des écrivains d’une sérieuse valeur et d’une érudition incontestable : le P. Fodéré, le P. Bazin, l’abbé A. Pavy ; on nous permettra de renvoyer à leurs livres ; pour chacun d’eux et sur certains points, ils sont des dépositions de témoins oculaires ; nous n’en donnerons ici qu’un très sommaire