Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/439

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saint-bonaventure
Pierre tumulaire de Jean Ogier.

ossibus domine Daviete, matris sue,claustro in hoc monumentum, anno Domini M°CCC°XXXI, carta die mait ; et eadem die fuit dicta capella consecrata. Quorum anime requiescant in pace Amen. Dictus vero Johannes reliquit suo testamento tam pro fabrica ecclesiæ quant pro presenti capella consecrenda duo milia et CCC libr. Vien., quam Guillermus de Durchia, heres dicti Johannis solvit integre et perfecte et ipse Guillermus heres elegit hoc monumentum pro se et suis et fuit sepultus XXI die Maii anno Domini M°CCC°XXXV.

Selon l’habitude du temps, la bâtisse n’avança qu’avec une lenteur mesurée sur l’affluence des ressources ; ainsi, nous savons qu’un peu avant 1348, un religieux, Étienne Munet, avec les aumônes recueillies à l’occasion du cinquantenaire de sa profession, de son jubilé, paya le dernier pilier du chœur, à droite ; des marchands de la ville de Troie commencèrent la première chapelle de la petite nef de ce même côté, en 1345 ; la dernière, dédiée à saint Antoine de Padoue, le fut en 1388. Le monument alors ne se continuait pas plus loin ; au delà, c’était l’auditoire, à ciel ouvert, allant probablement jusqu’au portail actuel et fermé par deux murs de courte élévation. Dans la seconde moitié du xve siècle, en 1468, un médecin, transplanté d’Italie à Lyon, aussi fameux que charitable, Simon Hovedis, « autrement de Pavie ».

À la louange et exaltation
De Jhesu Xrist par grant dévocion
Puis la chapelle où est saint Bernardin
Jusqu’au portai qui est au grant chemin
De la syme jusquaux fondemens
A fait tous faire ces deux murs et portal
Et ce qui signe Jhesus et Maria.