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confalons de saint-bonaventure

Égypte, de Michel Corneille dit l’Aîné ; L’Assomption, attribuée par Clapasson à La Tremollière et, dans le livre des Statuts et Règlements à Delamonce ; enfin Le Couronnement de la Vierge, par Lebeau.

Les deux bas-reliefs de quatre pieds et demi de hauteur sur cinq de largeur, placés au-dessous de la tribune de l’orgue, œuvres de Simon, élève de Coustou l’aîné, figuraient, en sculpture sur bois, La Présentation de la Vierge au temple et Le Mariage de la Vierge. Les deux bas-reliefs de même dimension au-dessous de la tribune des symphonistes, sculptés par Lamoureux, aussi élève de Coustou, étaient : Jésus prêchant dans le temple à l’âge de douze ans et La Mort de la Vierge assistée des onze apôtres. On estimait ces deux ouvrages comme étant parmi les meilleurs de cet artiste lyonnais.

Le sanctuaire de la chapelle avait la forme d’une coupole de quarante-quatre pieds de hauteur sur vingt-cinq de diamètre, à ogives et arêtes soutenues, à leur naissance, par des termes ailés de grandeur naturelle, tenant chacun un instrument de musique différent. De grands carreaux de marbres rouge et noir entourés d’une bordure de marbres de couleurs variées couvraient le sol.

L’autel, auquel on accédait par quatre degrés de marbre rouge, était de marbre vert d’Égypte, avec un bas-relief de marbre blanc attribué à Michel Perrache, représentant L’Ensevelissement de la Vierge par les Apôtres et les disciples.

Le sanctuaire, l’autel et les gradins étaient ornés, sur les coins et arêtes, de chérubins, festons, feuillages, moulures et autres ornements en bronze doré au feu, œuvre de Michel Perrache. Le même artiste avait sculpté, pour le fond du sanctuaire, un groupe de l’Assomption de la Vierge, de grande dimension, soutenu par des anges dont les dessins étaient de Daniel Sarrabal, qui fut également l’auteur de fort belles grisailles placées au-dessous du groupe sculpté, figurant les apôtres autour du tombeau de la Vierge.

La décoration du sanctuaire se complétait de quatre grands et magnifiques tableaux ; deux de Crétet : Jésus-Christ au tribunal de Pilate et la Fraction du pain aux disciples d’Emmaüs ; et deux attribués à Rubens dans la description de la chapelle qui fait suite aux Statuts et Règlements : Jésus-Christ crucifié et La descente de croix. D’autres tableaux, dont cinq de Blanchet, décoraient la grande tribune du fond.

La chapelle était éclairée par vingt-deux vitraux, dont cinq dans le sanctuaire, celui de l’œil-de-bœuf du fond, six dans les tribunes et les autres dans la nef. On y voyait peintes les armes de la confrérie et la représentation de seize mystères de la vie de la Vierge.

On se demande ce que sont devenues tant de richesses. La Révolution a fait là son œuvre destructive. Cependant il subsiste quelques épaves de ces œuvres d’art qui étaient accumulées dans la chapelle du Confalon comme dans un musée. L’église Saint-Pierre, à Lyon, posséderait trois tableaux et deux bas-reliefs de cette provenance :

1° Contre la deuxième travée de la paroi de droite de l’église Saint-Pierre : Les disciples d’Emmaüs, de Crétet, anciennement dans le sanctuaire de la chapelle du Confalon. Cette toile, qui était presque carrée, a été augmentée en haut et en bas, pour lui donner les dimensions du tableau de la Circoncision placé en face (3 m. 05 × 2 m. 77). Le tableau des disciples d’Emmaüs de l’église Saint-Pierre figure, attribué à Crétet, dans l’Inventaire