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histoire des églises et chapelles de Lyon
Stalles sculptées du chœur.

ici et là les éléments de sa composition, il eût, à coup sûr, obtenu une œuvre singulière, mais incohérente, il eût créé un monstre, comme on en rencontre quelquefois dans certains écarts inexpliqués de la nature. Mais Bossan n’ignore pas la grande loi, la loi inexorable de toute œuvre d’art : l’unité. Son âme profondément chrétienne veut donner à sa conception à la fois l’exaltation religieuse, dont le moyen âge lui présente la formule, et la pureté, l’élégance sévère que lui révèle l’architecture grecque, et il réussira dans son dessein, grâce à une adaptation qui produira l’équilibre harmonique, et par là l’unité. Les formes antiques, appelées à se marier à l’ogive, subiront des modifications notables dans leur caractère. Avant de s’unir, ces éléments d’origines si diverses ont été en quelque sorte conçus de nouveau, une seconde naissance les a fait frères. Et c’est en cela que Fourvière est une œuvre originale et traditionnelle ; mais en cela aussi Fourvière n’est pas toujours compris. Cette architecture étonne tout d’abord, elle éblouit par sa richesse, mais elle échappe aux classifications connues de l’archéologie. Cela ne ressemble à rien ! Aussi notre basilique ne provoque-t-elle le plus souvent qu’une sorte de dédain, ou quelquefois un jugement timide et réservé. Ses admirateurs sincères sont rares. — Lorsque le temps l’aura consacrée, le charme vivant qu’elle contient s’imposera et lui assurera une belle place dans l’art contemporain. — Et pourquoi ? — Parce que cela ne ressemble à rien.

BIBLIOGRAPHIE DU CHAPITRE I


Fondation du chapitre de Notre-Dame et Saint-Thomas de Fourvières. Manuscrit, bibliothèque de la ville de Lyon, fonds Coste, n° 2879.

À Monsieur Morel de Voleine, à propos de Fourvière. [Signé :] Ch. Vays [Savy], Lyon, le 19 juin 1866. Lyon, Vingtrinier, s. d. (1866), in-8, 4 p.

Confrérie de Notre-Dame de Fourvière. [Signé : ] Le recteur de la confrérie : l’abbé Crozet, chanoine de Lyon. Lyon, Pélagaud, s. d., in-32, 1 f.

Histoire du pèlerinage ou les joies et les douleurs de Fourrières ; par Gabriel Servant, curé doyen de Bourg-sur-Gironde. Limoges, Eugène Ardant et Thibaut, s. d., in-32, 351 p.

Inscription de la pose de la première pierre de Notre-Dame de Fourvière. Lugduni, Perrin et Marinet, s. d. (1872), in-plano, 1 f.

Le vœu des échevins de la ville de Lyon, à Notre-Dame de Fourvière. Lyon, Vitte, s. d., in-8, 2 f.

Les origines du culte de la Vierge à Lyon ; par Ernest Richard. Lyon, X. Jevain, s. d. (1882), in-8, 41 p., grav., 1 fr.

Pérouse, Épître à mon cousin Greppo sur l’inauguration du clocher de Fourvière.

Protestation contre la suppression de la nef de Saint-Thomas à Fourvière. [Signé :] Un groupe de vieux lyonnais, Lyon, le 5 décembre 1897. S. l. n. d., in-1, 2 f.

Rapport lu au conseil de La confrérie de Fourvière dans sa séance du 9 août 1876. [Signé :] D. M[evnis]. Lyon, E. Pàris, s. d. (1876), in-8, 2 f.

Confirmation de l’ancienne confrérie de la très sainte Vierge en l’église de Notre-Dame et Saint-Thomas de Fourvière de Lyon. Lyon, 1682, in-12.

De la dévotion et de la confrérie de la très sainte Vierge, mère de Dieu, établie en l’église collégiale de Fourvière dans la ville de Lyon. Lyon, 1732, in-12.

Gaudin. Fourvière, son église, et son académie dans : Journal de Lyon, 1787, p. 135.

Du pèlerinage de Fourvières, l’an du Christ mil huit cent trente-quatre, par M. F. Ponchon. À Lyon, chez C. J. Chambet et Rusand, 1834, in-8, 52 p., grav.

Le pèlerin de Fourvières, ou manuel pour le pèlerinage de