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saint-pierre-le-vieux

déjà fait exécuter un certain nombre de travaux, lorsque, le 26 juillet 1643, il traita avec le curé Michel Gombel et avec les marguilliers pour leur achèvement. Aux termes de cet accord, Girinet devait faire construire à ses frais la chapelle du clocher et le chœur de l’église, et dans ce chœur placer un grand autel. Le curé s’engageait de son côté à faire voûter la chapelle des Bellièvre.

Depuis plus d’un siècle, la confrérie de saint Roch avait son siège à Saint-Pierre-le-Vieux ; chaque année, « non le jour de la fête, mais le dimanche suivant », elle y célébrait sa fête patronale ; il y avait procession et grand’ messe ; le roi et la reine faisaient chacun un don à l’église. Il ne semble pas toutefois que les confrères aient eu une chapelle particulière. Ce fut seulement le 20 mars 1658, qu’à la requête de leurs courriers, ils obtinrent du Chapitre de Lyon confirmation de la cession faite à leur profit par les paroissiens d’un emplacement entre l’église et la rue, emplacement destiné à la construction d’une chapelle en l’honneur de saint Roch et de Notre-Dame.

Saint-Pierre-le-Vieux en 1866, au moment de sa démolition.

Concurremment à la chapelle de Saint-Roch, une autre chapelle fut édifiée dans l’aile droite de l’église sous le vocable de Notre-Dame-de-Bonnes-Nouvelles. Louise Perrachon, veuve de Jacques Ferriol, conseiller du roi en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, aux frais de laquelle cette chapelle avait été construite, y fonda, le 16 février 1644, cinq grand’messes.

Enfin en 1691, les cloches de l’église furent refondues.

Au milieu du xviiie siècle, Saint-Pierre-le-Vieux comptait 1.600 communiants. Le cimetière était devenu insuffisant, et, en 1752, les paroissiens durent acquérir, pour servir de cimetière, un petit terrain situé rue Dorée et rue Ferrachat ou du Louvre. Le propriétaire antérieur de ce terrain, Louis Clémencin, bourgeois de Lyon, l’avait légué à l’Aumône Générale, et ce furent les recteurs de l’Aumône qui traitèrent ; ils reçurent en échange la rente de 100 livres due par le Chapitre à la fabrique de Saint-Pierre-le-Vieux pour l’aliénation de l’ancienne église Saint-Romain.

Mises en vente comme bien national, l’église, la sacristie et la maison curiale de Saint-Pierre-le-Vieux furent adjugées, le 11 janvier 1791 , à Catherin-François Boulard, architecte, qui, huit jours plus tard, le 19, fit connaître qu’il avait enchéri pour le compte de Louis-Firmin-Joachim Boitard, négociant : en conséquence, ce dernier fut déclaré adjudicataire définitif. Aux termes de la vente avaient été réservées à la nation, « toutes les décorations de l’église et sacristie, consistant en autels, rétables, tableaux, confessionnaux, grilles, cloches, beffrois et autres objets de ce genre ». Ce fut vraisemblablement en exécution de