Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/108

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être que la doctrine de quelques esprits égarés ; nous ne croirons jamais que ce soit celle d’un tiers des habitants du globe ; le cœur, la raison, l’instinct inné de l’immortalité, tout proteste contre une pareille assertion. Non, Sâkya-Mouni n’a pas retiré à l’homme la plus belle de ses espérances ; on peut déjà l’affirmer d’après des témoignages pleins d’autorité. Le Nirvâna ouvre des régions sereines, où, étranger à toute sensation de joie et de douleur, l’homme éprouve une satisfaction indéfinissable. En puissance d’idées, mais ne se donnant plus la peine de les formuler, il ne dort ni ne veille ; il reste dans un état négatif ; ce n’est plus la réalité, ce n’est pas davantage le rêve.