Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/11

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terre, pour devenir un homme et apporter la loi du salut, c’est qu’en restant dieu il serait impuissant à sauver les créatures, la condition d’homme étant la seule où l’on puisse devenir un Bouddha parfait et accompli.

Le Bouddhisme met ainsi la condition humaine au-dessus de toutes les autres ; et, en cela, il n’y a pas exclusion du Dieu tout-puissant, créateur de toutes choses, que le Bouddha ne semble pas connaître, et dont on ne peut dire qu’il le nie, car il n’en parle jamais.

Dans la loi de Sâkya-Mouni, pas plus que dans celle des Bouddhas qu’on suppose avoir existé avant lui, on ne trouve rien de semblable à ce que nous entendons par la fin du monde ; Sâkya, au contraire, annonce lui-même que d’autres Bouddhas viendront après lui pour venir en aide aux créatures ; et, comme la série de ces Bouddhas sera interminable[1], ce monde qui, suivant les Bouddhistes, n’a pas eu de commencement, n’aura pas davantage de fin, et continuera, pendant l’éternité, à tourner dans le cercle de la transmigration.

Ces divergences capitales entre les doc-

  1. « Le Bouddhisme, ses dogmes, son histoire et sa littérature » par V. Vassilief, traduit du Russe par G.-A. La Comme, p. 128.