Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/116

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tres pays, ces choses-là se font aussi quelquefois, sans que cela paraisse.

Le premier jour, on avait beaucoup couru ; on but plus que de raison, et le soir on dormait du sommeil des buveurs, qui, n’en déplaise aux moralistes, est aussi profond que celui du juste. Personne ne s’aperçut qu’une des demoiselles faisait main basse sur les bijoux, les habits, et tout ce que la compagnie possédait de plus précieux. Lorsque chacun s’éveilla, la donzelle avait lestement fait son paquet et tourné les talons. On se souciait peu de la femme, mais beaucoup de ce qu’elle emportait, et on se mit à sa recherche. Justement, le Bouddha était assis sous un arbre, livré à sa méditation du matin ; les étourdis l’interpellent, pour savoir s’il n’a pas vu passer une femme qui se sauvait.

Au lieu de se fâcher d’être interrompu pour un si frivole incident, le saint leur répond : « Insensés, dites-moi, je vous prie, lequel est le plus avantageux, de chercher une femme ou de vous chercher vous-mêmes ? »

Cette réflexion frappe les chasseurs, et ils conviennent que la connaissance de soi-même est préférable à toute chose. — « S’il en est ainsi, réplique Sâkya, demeu-