Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/138

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


commise, il fut dévoré de remords, et alla se jeter aux pieds du Bouddha. Le sage, indulgent d’ordinaire, fut, cette fois, impitoyable ; il assembla ses prêtres et leur dit : « Le religieux qui, après avoir trouvé l’appui de la religion, se laisse entraîner par le péché, est déchu pour toujours et chassé de la communauté ! »

Dans une conversation avec Ananda, il est plus sévère encore : « Les religieux qui auront manqué à leurs engagements, seront précipités dans l’Avitchi, le plus bas des enfers. »

Sâkya, le grand législateur, avait raison ; pour éviter de pareils scandales, les prescriptions les plus minutieuses ne sont pas superflues ; et, comme un des plus sûrs moyens de conserver la discipline en humiliant l’orgueil, il impose aux religieux une confession publique, à la nouvelle et à la pleine lune.

C’était pendant la saison pluvieuse que les disciples et les fidèles se groupaient autour du Bouddha, pour entendre ses exhortations. Les supérieurs, qui gouvernaient les divers monastères, venaient prendre les ordres de leur maître. Sâkya interrompait alors sa vie nomade, et, du mois de juillet au mois de novembre, il demeurait, soit à Vênouvana, soit à Srâvasti, soit dans