Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/143

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aux autres. Dans un récent voyage, il a partagé la couche du maître : honneur inouï, qui lui vaut le respect de tous les disciples !

Ces jeunes gens qui se tiennent à l’écart, appuyés contre une tige de bambou, ne sont rien moins que des princes Sâkyas. L’un d’eux, Nanda, a laissé volontairement une fiancée au pays natal. Il a toute l’ardeur du néophyte, et ne regrette rien des joies de l’amour ; bonne et franche nature, qui contraste avec celle de son cousin Dêvadatta. Regardez ces yeux hypocrites, cette face jaunie par l’envie. Au milieu de ces esprits paisibles, Dêvadatta apporte un cœur dévoré des plus mauvaises passions. Quelle singulière fantaisie l’a poussé vers le cloître ? Il déteste le Bouddha, et ne demande qu’à le trahir ; il le prouvera plus tard. En ce moment, Dêvadatta cause, à voix basse, avec le barbier Oupali, un rusé compère, d’une intelligence supérieure, dont nous aurions, en même temps, du bien et du mal à dire. Au milieu de ces figures ascétiques, que la lune vient frapper d’un pâle rayon, se détache la beauté radieuse d’un homme de vingt ans. Ananda est assis derrière le maître, et joue mélancoliquement avec les cheveux bouclés du gentil Rahoula. Par-