Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/38

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le plus grand de tous les êtres ; je vaincrai le démon, et je mettrai un terme à la naissance, à la vieillesse, à la maladie, à la mort. »

Tandis que le maître du monde parle ainsi, le tonnerre gronde dans les cieux ; l’Himâlaya tremble sur sa base ; des poudres odorantes tombent comme une pluie légère ; une brise caressante fait frissonner de plaisir toutes les créatures ; des puits à trois abreuvoirs et des étangs d’huile parfumée sortent de terre ; des éléphants et des cavales naissent en foule. Dans l’ordre moral, des miracles plus étonnants encore s’accomplissent ; l’orgueil, l’envie, la haine, ont disparu ; plus de souffrances ni d’infirmités ; les insensés retrouvent la mémoire et les aveugles la vue. Il n’est pas jusqu’aux royaumes des morts où l’on ne se réjouisse ; les feux des enfers s’éteignent, et les misérables, plongés dans l’Avitchi[1], ont cessé de gémir.

En apprenant l’heureuse nouvelle, Souddhodana accourt en toute hâte. Pendant plusieurs jours, la famille royale distribue des aumônes ; les jardins de Loumbini sont le théâtre de fêtes splendides ; roi et sujets, tout le monde est dans l’ivresse.

  1. Le plus profond des enfers.