Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/8

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étudier tout ce qui se rapporte à la religion bouddhique et à son histoire. Écrits il y a plus de vingt ans, ces deux ouvrages n’ont pas vieilli, parce que le temps n’a pas de prise sur ce qui est puisé aux véritables sources.

Quand les Européens n’avaient pas encore entre les mains les livres indiens qui contiennent la biographie de Sâkya-Mouni, l’imagination de quelques savants s’était livrée aux conjectures les plus inattendues.

L’un, en voyant, sur les statues du Bouddha, des cheveux grossièrement bouclés, avait cru pouvoir en inférer que le personnage avait les cheveux crépus et qu’il appartenait à la race nègre.

Le portugais Ribeyro, dans son histoire de Ceylan[1], incline à croire que le Bouddha est le même que saint Thomas, l’apôtre des Indes.

De La Loubère, dans la relation de son voyage à Siam[2], ne voit, dans le Bouddha, que l’esprit du ciel, et aussi Mercure, dieu des sciences et des arts.

Le P. Paulin de Saint-Barthélemy, reprenant cette idée, après avoir dit que le

  1. Traduction française, p. 113. Paris, 1701, in-12.
  2. « Du Royaume de Siam », t. I, p. 534-37.