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CHAPITRE XXIV

DE CHÉRUBIN À THÉRÈSE



Je venais de voir jouer au Théâtre-Français trois actes, d’une allure toute nouvelle, qui m’avaient fort intéressé. C’était le Chérubin, de Francis de Croisset.

J’étais, deux jours après, chez l’auteur, dont le talent très remarqué n’a cessé de s’affirmer hautement depuis, et je lui demandais la pièce.

Il me souvient que ce fut par un jour de pluie, à l’issue de la glorieuse cérémonie qui nous avait réunis devant la statue d’Alphonse Daudet qu’on inaugurait, en revenant par les Champs-Élysées, que nous établîmes nos accords.

Le titre, le milieu, l’action, tout me charmait dans ce délicieux Chérubin.

J’en écrivis la musique à Égreville.

En prononçant le nom de cette chère petite ville, oasis de paix et de tranquillité parfaite dans ce beau département de Seine-et-Marne — vous savez, mes