Page:Massenet - Mes souvenirs, 1912.djvu/297

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CHAPITRE XXIX
(INTERMÈDE)

PENSÉES POSTHUMES



J’avais quitté cette planète, laissant mes pauvres terriens à leurs occupations aussi multiples qu’inutiles ; enfin, je vivais dans la splendeur scintillante des étoiles qui me paraissaient alors grandes chacune comme des millions de soleils ! Autrefois, je n’avais pu jamais obtenir cet éclairage-là pour mes décors, dans ce grand théâtre de l’Opéra où les fonds restent trop souvent obscurs. Désormais, je n’avais plus à répondre aux lettres ; j’avais dit adieu aux premières représentations, aux discussions littéraires et autres qui en découlaient.

Ici, plus de journaux, plus de dîners, plus de nuits agitées !

Ah ! si je pouvais donner à mes amis le conseil de me rejoindre là où je suis, je n’hésiterais pas à les appeler près de moi ! Mais le voudraient-ils ?