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MES DISCOURS

décors merveilleux que le prince de Monaco a voulu pour cette adaptation qui est son œuvre et qu’il a maintenue malgré les attaques des malveillatits.

Combien Son Altesse est récompensée aujourd’hui en voyant que l’Italie et l’Allemagne, ces deux patries de la musique et de la poésie, ont suivi son impulsion et triomphent avec ses idées.

Tournons-nous donc à présent vers le prince magnanime auquel Berlioz a dû cette rosée bienfaisante, remercions ce prince de la science qui est aussi le protecteur des arts.

En cette terre qui semble un paradis, si chaude et si colorée, en ce jardin des Hespérides qu’aucun dragon jaloux ne garde, dans ces transparences et dans ces clartés, il nous apparaît en vérité comme le roi du Soleil.