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CHAPITRE VII

LE RETOUR À PARIS



Réunis à la gare dei Termini, voisine des ruines de Dioclétien, mes camarades ne la quittèrent qu’après avoir échangé avec moi force embrassades, et ils y restèrent jusqu’à ce que le train qui m’emportait eût complètement disparu à l’horizon.

Les heureux ! Ils devaient, eux, dormir cette nuit-là, à l’Académie, alors que moi, seul, brisé par les émotions du départ, tout transi par cet âpre et glacial froid de décembre, roulé dans ce manteau qui ne m’avait pas quitté pendant tout mon séjour à Rome, enveloppé de ce lambeau de souvenirs, je ne devais que la fatigue aidant succomber au sommeil.

Le lendemain, dans la journée, j’étais à Florence.

Je voulus revoir une dernière fois cette ville, où se trouve une des plus riches collections d’art de l’Italie. J’allai au palais Pitti, une des merveilles de Florence : en parcourant ces galeries, il me semblait que je n’y