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CHAPITRE X

DE LA JOIE. — DE LA DOULEUR



La première lecture d’ensemble de Marie-Magdeleine eut lieu un matin, à neuf heures, dans la petite salle de la maison Érard, rue du Mail, qui avait autrefois servi aux séances de quatuors.

Quelque matinale que fût l’heure fixée, la bonne Mme Viardot l’avait devancée, tant elle avait hâte d’entendre les premières notes de l’ouvrage. Mes autres interprètes arrivèrent peu d’instants après.

Édouard Colonne conduisait les répétitions d’orchestre.

Mme Viardot s’intéressa vivement à la lecture. Elle la suivit en artiste très au courant de la composition. Chanteuse et tragédienne lyrique remarquable, elle était plus qu’une artiste, une grande musicienne, une femme merveilleusement douée et tout à fait supérieure.

Le 11 avril, la salle de l’Odéon avait reçu le public