Page:Massicotte - Faits curieux de l'histoire de Montréal, 1922.djvu/150

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Le Nouveau-Monde ne pouvait échapper à l’épidémie, n’en doutez pas, et les archives judiciaires de Montréal en fournissent plusieurs preuves.

En l’an 1701, Charles Alavoine, marchand, avait dans sa clientèle un ingénieur de renom, Gédéon de Catalogne. Pour une raison ou pour une autre, celui-ci refusant de solder un compte relativement élevé, le créancier fit comparaître sa pratique récalcitrante devant le tribunal. À l’appui de la réclamation, Marie-Thérèse Machard, femme d’Alavoine, produit une facture qu’elle a préparée et dans laquelle on remarque cet item :

« 9 juin 1701 — 30 livres qu’il (M. de Catalogne) doit avoir mis pour moi à sa lostris et je lui ai passé compte… »

Plus loin, un autre item nous donne le prix d’un billet :

« Et un billet de sa lostris de Mlle le Baillis : 2 livres. »

Sa loterie ? Il s’agit donc d’une affaire privée.