Page:Massicotte - Faits curieux de l'histoire de Montréal, 1922.djvu/158

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Pour en faire un chef d’expédition maritime en 1613, il faudrait lui accorder, alors, au moins la trentaine. Dans ce cas M. de Chomedey aurait eu près de 60 ans, en 1642, et 90 ans passés, à son décès ! Mais si notre fondateur avait connu le site de Ville-Marie avant 1642, il en aurait été question quelque part, lorsqu’on l’engagea ; loin de là, on raconte que c’est par les Relations des Jésuites et en même temps que s’organisait la Société de Montréal qu’il apprit l’existence d’une France nouvelle outre Atlantique.

Ce que l’on sait de son caractère et de ses antécédents indique que M. de Chomedey n’avait pas l’esprit mercantile. En partant pour l’Amérique, il tranquillisa, il est vrai, son vieux père, en l’assurant qu’il traversait les mers pour acquérir richesse et considération, mais il ne fit rien pour courtiser la fortune. Il arriva pauvre à Ville-Marie et s’en retourna pauvre. Tout en permettant à ses meilleurs lieutenants, Charles Le Moyne, Lambert Closse, Picoté de Belestre et autres de faire la traite, il paraît, pour son compte, n’avoir eu d’autre ambition que celle d’asseoir solidement la colonie naissante.

Autres considérations : Paul de Cho-