Page:Massicotte - Faits curieux de l'histoire de Montréal, 1922.djvu/67

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


de la plus grossière extravagance, qu’elles usaient de ces sortes de liqueurs pour s’enivrer elles-mêmes. De là vint qu’on se plut à les nommer par dérision Sœurs Grises, du nom qu’on donnait aux filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul dans plusieurs villes de France, à cause de la couleur de leur habit, mais que la calomnie atroce dont nous parlons faisait prendre dans un sens bien différent. »

Dès que les autorités eurent constaté l’inanité de ces accusations tout rendra dans l’ordre.

Ces propos, on le voit, datent de loin et, comme nous le disions plus haut, sont imputables à quelques-uns de nos ancêtres ; néanmoins, on peut raisonnablement trouver étrange que dans une notice de quelques lignes sur une institution aussi méritoire, des écrivains aient jugé utile d’en consacrer les trois-quarts à la reproduction de mensonges grossiers et de telle façon que le lecteur non averti, le touriste de mentalité différente à la nôtre et incapable de remonter aux sources, soient exposés à rester sous l’impression que la chose a pu être vraie quoique sa fausseté soit maintenant reconnue.