Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/105

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pauvre père. Que je voie seulement mes enfants s’embrasser, et quand je devrais mourir l’instant d’après, j’obéirais sans regret à la voix du ciel. Le directeur lui fit des reproches de la chaleur avec laquelle il parlait, et sans partager aucunement son émotion, il revint auprès de moi, tout plein de ce qu’il avait à dire. – Mon enfant, je vous ai prévenu de la conspiration que votre famille tramait contre vous. Vous en aurez la preuve demain. Votre frère vous sera présenté ; on exigera que vous l’embrassiez. On compte sur votre consentement ; mais dès le moment même votre père est résolu d’interpréter votre condescendance comme une résignation de tous vos droits naturels.