Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/106

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Faites ce que vos parents vous demandent ; embrassez ce frère, mais donnez à cette action un air de répugnance qui justifiera votre confiance, tandis qu’il trompera ceux qui cherchent à vous tromper. Rappelez-vous ce que je vous dis, mon enfant ; embrassez-le comme vous embrasseriez un serpent ; il n’a pas moins d’artifice et son venin est aussi mortel. N’oubliez pas que votre courage décidera des suites de cette entrevue. Prenez les apparences de l’amitié ; mais songez que vous tiendrez dans vos bras votre plus implacable ennemi.

« Quelque étranger que je fusse aux sentiments de la nature, je ne pus m’empêcher de frémir à ces mots. Je