Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/168

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que l’orage qui s’amoncelait autour de moi éclatât. Il vaut mieux entendre le bruit du tonnerre que guetter le nuage électrique. L’orage n’éclata pas pour le moment, et quand les devoirs de la journée furent remplis, je me retirai dans ma cellule, et j’y restai pensif, inquiet, irrésolu.

La confession avait commencé. J’entendais les pénitents, l’un après l’autre, revenir de l’église, et fermer les portes de leurs cellules. Je commençais à craindre que l’on voulût m’exclure du sacrement, et que cette exclusion, d’un droit sacré et indispensable, ne fût le commencement d’une suite de rigueurs mystérieuses. J’attendis cependant, et je fus à la fin appelé. Ceci me rendit