Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/23

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quoiqu’il m’embrassât avec un peu d’embarras, je fus enchanté de le voir.

Mes espérances furent trompées quand j’entendis la phrase mesurée qu’il m’adressa. Je me glaçai soudain pour lui et je pris la résolution d’être aussi prudent à son égard que j’étais obligé de l’être dans les murs de mon couvent. Notre conversation commença ainsi :

— Aimez-vous votre couvent, mon fils ?

Beaucoup. (Il n’y avait pas une apparence de vérité dans ma réponse ; mais la crainte d’être circonvenu nous apprend toujours la fausseté.)

— Le supérieur vous aime.

— Il paraît m’aimer.

— Les frères sont attentifs à vos