Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/249

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profanez, vous troublez par vos cris ceux qui passent devant vous pour se rendre au service de Dieu. En un mot, vos gémissements, vos contorsions, votre langage diabolique, vos vêtements, vos gestes, ne justifient que trop les soupçons que vous inspirâtes lors de votre première entrée au couvent. Vous fûtes abominable dès votre naissance, vous êtes le rejeton du péché, et vous le sentez. Au sein de la pâleur affreuse et peu naturelle qui décolore vos lèvres, je vois une légère rougeur teindre vos joues à ce discours. Le démon qui présidait à votre heure natale, le démon de l’impureté vous poursuit jusque dans les murs d’un couvent. Le Tout-Puissant, par ma voix, vous ordonne