Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/31

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cadet, et je m’écriai dans son langage :

— N’avez-vous point de bénédiction pour moi ? ô mon père ! bénissez-moi, aussi !

Mon père fut touché : il me promit de réfléchir à ce que je lui demandais ; mais il me fit entendre qu’il éprouverait quelques difficultés de la part de ma mère, davantage de la part de son directeur, qui, d’après ce que je découvris plus tard, gouvernait toute la famille ; et enfin il me dit très vaguement qu’il pourrait exister, à l’accomplissement de mes désirs, un obstacle insurmontable et inexplicable. Mon père me permit cependant de lui baiser la main en partant, et je m’aperçus qu’il combattait contre son émotion, en