Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/38

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que trop lieu de découvrir l’importance qu’il y mettait.

Quoi qu’il en soit, je passai les jours qui suivirent sa visite dans un état d’irritation impossible à décrire. J’avais quelque chose à espérer, ce qui vaut souvent mieux que de jouir d’un bonheur actuel. La coupe de l’espérance invite à boire, celle de la jouissance trompe ou étanche la soif. Je faisais seul de longues promenades dans le jardin du couvent. J’inventais des conversations imaginaires. Les pensionnaires me regardaient, et conformément à leurs instructions, ils se disaient entre eux : « Il médite sur sa vocation. Il supplie que la grâce vienne l’illuminer. Ne le troublons pas. »