Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/60

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vous voulez nous entraîner l’un et l’autre dans l’abîme de la perdition. Ô mon fils, si nos prières et notre intercession peuvent être de quelque secours aux âmes de nos amis, ne fermez point l’oreille à une mère vivante qui vous conjure de ne pas mettre le sceau à sa condamnation éternelle. J’étais hors d’état de répondre. Ma mère le vit et redoubla d’efforts.

— Mon fils, si je croyais qu’en me jetant à vos genoux je pourrais vaincre votre opiniâtreté, vous m’y verriez à l’instant même.

— Cessez, Madame : un pareil spectacle devrait me tuer.

— Et cependant vous ne voulez point céder !… La douleur que me cause