Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/74

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prouver que ma raison était saine. Les moines de leur côté désiraient un exorcisme, un auto-da-fé ou quelque autre bagatelle de ce genre, non par méchanceté, mais pour varier la monotonie de leur vie ; c’est pourquoi ils auraient voulu que je fusse ou que je parusse fou ou possédé. Leurs vœux ne furent pas accomplis. Je me conduisis de la manière la plus raisonnable, et le lendemain fut le jour fixé pour faire mes vœux.

Le lendemain ! oh ! que ne puis-je décrire cette journée ! mais je sens que cela m’est impossible. La profonde stupeur dans laquelle j’étais plongé m’empêchait de faire attention à des choses qui auraient frappé le spectateur le plus désintéressé. J’étais