Page:Maupassant, Des vers, 1908.djvu/118

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Et leurs corps demeuraient tellement immobiles
Qu’ils semblaient devenus des gens de pierre. Et puis
Tous deux, soudain, d’un grand élan, se sont enfuis.

Ils geignaient de détresse, et sur leur dos la voûte
Versait comme une pluie un froid lourd goutte à goutte ;
Ils suffoquaient, frappés par des souffles glacés,
Des courants d’air de cave et des odeurs moisies
Qui germaient là-dessous depuis cent ans passés.
Et sur leurs cœurs, fardeau pesant, leurs poésies
Mortes alourdissaient leurs efforts convulsifs,
Et faisaient trébucher leurs pas lents et poussifs.