Page:Maupassant - George Sand d’après ses lettres, paru dans Le Gaulois, 13 mai 1882.djvu/6

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Peu d’êtres assurément ont eu un plus vif sentiment de la liberté, un plus profond respect de la nature des autres et une plus complète tolérance pour les défauts ou plutôt pour les divergences de tempérament de ses amis. Elle établit des principes d’amitié et de camaraderie avec une sagesse rare et souriante. Elle dit :

« J’accepte tous les caractères, tels qu’ils sont, parce que je ne crois guère qu’il soit au pouvoir de l’homme de refaire son tempérament, de faire dominer le système nerveux sur le sanguin ou le bilieux sur le lymphatique. Je crois que notre manière d’être dans l’habitude de la vie tient essentiellement à notre organisation physique, et je ne ferai un crime à personne d’être semblable à moi ou différent de moi. Ce dont je m’occupe, c’est du fond des pensées et des sentiments sérieux…