Page:Maupassant - George Sand d’après ses lettres, paru dans Le Gaulois, 13 mai 1882.djvu/8

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Or, l’innombrable armée des Prudhommes moralisants pardonne volontiers les fautes couvertes, les péchés que lave l’eau bénite ; mais qu’une femme, une simple femme, leur ose dire : « Je dînerai à quatre heures ou à sept heures suivant mon bon plaisir… » ils s’écrieront : « Miséricorde ! quelle déréglée ! »



Avec cette nature, il n’est pas étonnant que la vie conjugale lui ait été bientôt insupportable. Son mari avait, sans doute, l’instinct dominateur de tous les hommes ; elle avait, de son côté, l’instinct de révolte de tous les forts, et l’existence commune leur devint impossible. Un peu nonchalante jusque-là, elle