Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/130

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



GARDEFEU.

Il n’y pas autre chose à faire.


BOBINET.

Voyons, d’abord, qui est-ce qui se plaint ?


LE BARON.

Mais c’est moi, pardieu ! c’est moi !


BOBINET.

Et de quoi vous plaignez-vous ?


GARDEFEU.

Oui, de quoi ?


LE BRÉSILIEN.

Répondez… de quoi ?


LE BARON.

Je vais vous le dire… je me plains de la farce un peu violente qui m’a été jouée par monsieur…

Il montre Gardefeu.


BOBINET.

Précisez la farce.


GARDEFEU.

On vous dit de préciser.


BOBINET.

Voulez-vous préciser, oui ou non ?


LE BRÉSILIEN.

Si vous ne précisez pas, je m’en vais.


LE BARON, le retenant.

Mais non ! mais non ! je vais préciser. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai trouvé monsieur à la gare… Monsieur s’est fait passer pour un guide et m’a mené chez lui.


BOBINET.

Y étiez-vous mal, chez lui ?


LE BARON.

Non, j’y étais très-bien !


GARDEFEU.

Et combien vous ai-je demandé par jour ? Dites un peu.


LE BARON.

Cent sous par jour… cent sous !


GARDEFEU.

Et pour quatre personnes.