Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/133

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LE BRÉSILIEN.

Il n’y a plus qu’à leur donner les petits couteaux.


GARDEFEU.

Puisqu’on vous dit que l’on n’en veut pas.


BOBINET.

Il est insupportable à la fin !


LE BRÉSILIEN.

Qu’est-ce que vous avez dit ?


BOBINET.

J’ai dit que vous étiez insupportable.


LE BRÉSILIEN.

Alors, c’est toi qui va le prendre le petit couteau ?


BOBINET, furieux.

Eh bien donnez-le moi !


LE BARON, voulant les séparer.

Messieurs nos témoins ! messieurs nos témoins !

Toutes les portes s’ouvrent. Paraissent d’un côté la baronne, madame de Quimper-Karadec et madame de Folle-Verdure ; de l’autre côté, Métella et Gabrielle. Elles se jettent au milieu des hommes qui se disputent. Entrée des chœurs sur quelques mesures du motif du troisième acte : Feu partout, lâchez tout !


LES CINQ FEMMES.

Messieurs !… messieurs !


LA BARONNE, au baron.

Vous ne vous battrez pas !


LE BARON.

Ma femme !


LA BARONNE.

Oui.


LE BARON.

Pardonnez-moi.


LA BARONNE.

Oui, je vous pardonne, mais partons.


MADAME DE QUIMPER-KARADEC, à Bobinet.

Polisson ! polisson !


BOBINET.

Ma tante !