Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/134

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MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Prends le bras de ta cousine et protége-nous.


GABRIELLE, au Brésilien.

Tenez-vous tranquille, tout est arrangé.


LE BRÉSILIEN.

Eh bien ! puisque tout est arrangé, allons souper. Du bruit du champagne pendant toute la nuit, buvons et chantons.

FINALE.

GABRIELLE.
––––––Par nos chansons et par nos cris
–––––––––Célébrons Paris.

TOUS.
–––––––––Célébrons Paris.

LE BRÉSILIEN.
I
––––––––En cherchant dans la ville,
––––––––On trouverait, je crois,
––––––––Quelque maison tranquille,
––––––––Pleine de bons bourgeois.
––––––––Ces dignes personnages
––––––––Ne font pas comme nous,
––––––––Ils disent qu’ils sont sages,
––––––––Nous disons qu’ils sont fous !
––––––––Et pif, et pif, et pif, et paf !

TOUS.
––––––––Et pif, et pif, et pif, et paf.
––––––––Oui, voilà la vie parisienne,
––––––––Du plaisir à perdre l’haleine,
––––––––Oui voilà la vie parisienne !

GABRIELLE.
II
––––––––Des amants, des maîtresses,
––––––––Qui s’aiment en riant !
––––––––Des serments, des promesses
––––––––Qu’emportera le vent !
––––––––Des chansons qui babillent,