Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/20

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GARDEFEU.

Et tu y consentiras, bon Joseph, moyennant une honnête rétribution.


JOSEPH.

Soit, monsieur. Je vous céderai mon baron et ma baronne, contre indemnité…


GARDEFEU.

Le baron… le baron… je n’y tiens pas… Je ne pourrais pas prendre la baronne seulement ?


JOSEPH.

Oh ! non, monsieur… c’est un lot, il faut tout prendre ou rien.


GARDEFEU.

Va pour le lot, je prends tout, mais comment les reconnaîtrai-je ?


JOSEPH.

C’est mon affaire. Je vais aller dans la gare les recevoir, au sortir du train. Je vous les amène et vous en ferez ce que vous voudrez.


GARDEFEU.

Va, bon Joseph, va, je serai leur guide.


JOSEPH.

Décidément ?


GARDEFEU.

Oui, décidément.


JOSEPH.

Eh bien, alors, voici une lettre qu’on a envoyée pour la baronne au Grand-Hôtel. Vous aurez à la remettre.


GARDEFEU, prenant la lettre.

Je la remettrai, je la remettrai. Mais va me chercher mes Suédois.


JOSEPH.

J’y vais, monsieur, j’y vais.

Il sort.