Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/40

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GARDEFEU.

Mais à l’heure que vous voudrez.


LE BARON.

Comment, à l’heure que je voudrai…


GARDEFEU.

Sans doute !


LE BARON.

Il n’y a donc pas de table d’hôte ?


GARDEFEU.

Vous tenez à dîner à table d’hôte ?


LE BARON.

Mais certainement, je voyage pour m’amuser… je n’ai pas envie de dîner en tête-à-tête avec la baronne.


GARDEFEU, à part.

Oh ! j’aime ce mot !


LE BARON.

Et puis, je veux voir du monde, observer, rire… et s’il n’y a pas de table d’hôte ici, je m’en vais.


GARDEFEU, à part.

Comment, il s’en va !… (Haut.) Ne vous en allez pas… il y en aura une… il faut qu’il y en ait une à tout prix !


LE BARON.

À la bonne heure ! Mais qu’est-ce que vous entendez par ces mots : à tout prix ?


GARDEFEU.

J’entends que l’on peut payer plus ou moins… si l’on prend des suppléments, par exemple…


LE BARON.

C’est juste ! À propos de prix… qu’est-ce que je vais dépenser ici ?


GARDEFEU.

Combien de personnes êtes-vous ?


LE BARON.

Quatre : la baronne et moi, la femme de chambre et le domestique.