Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



GARDEFEU.

Tout de suite ?


LE BARON.

Oui, le plus vite possible… car…

COUPLETS.
I
––––––Dans cette ville toute pleine
––––––De plaisir, de joie et d’amour,
––––––Dans cette ville souveraine
––––––Je ne ferai qu’un court séjour !
––––––J’y resterai trois mois peut-être !
––––––Or, trois mois, c’est bien peu, je crois,
––––––Surtout quand on veut tout connaître !
––––––Aussi, je veux, dans ces trois mois,
––––––Je veux m’en fourrer jusque-là,
––––––Portez la lettre à Métella,
––––––Je veux m’en fourrer jusque-là !
II
––––––Mon père, un gentilhomme austère,
––––––Tint ma jeunesse avec rigueur.
––––––Il ne comprenait rien, mon père,
––––––Aux exigences de mon cœur !
––––––J’ai dû garder ma robe blanche
––––––Jusqu’à mon mariage, mais
––––––Je prétends prendre ma revanche ;
––––––C’est le moment, ou bien jamais !
––––––Je veux m’en fourrer jusque-là !…
––––––Portez la lettre à Métella,
––––––Je veux m’en fourrer jusque-la !…

GARDEFEU, à part.

Il est enragé. (Haut.) C’est entendu, monsieur, je ferai porter cette lettre.


LE BARON.

C’est très-bien ! À quelle heure dîne-t-on ?