Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/60

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GARDEFEU, au baron.

Voici les habitués de la table d’hôte ; seulement je vous en préviens, ils sont tous Allemands… c’est un jour comme ça…


Scène XVII

Les Mêmes, Bottiers, Gantières, puis GABRIELLE.



CHŒUR.
––––––Nous entrons dans cette demeure,
––––––Avec un appétit d’enfer,
––––––On y dîne à la septième heure,
––––––Rien par tête… ce m’est pas cher.

Vers la fin du chœur paraît Gabrielle. Gardefeu va la recevoir.


GARDEFEU, au baron.
––––––Permettez que je vous présente
––––––Madame de Sainte-Amaranthe.

LE BARON.
––––––––––Je rends hommage
––––––––––A sa beauté,
––––––––Mais pourquoi ce nuage
––––––––Sur son front attristé ?

CHŒUR.
––––––––Oui, pourquoi ce nuage
––––––––Sur son front attristé ?

TOUS.

Parlé. Oui, pourquoi ? pourquoi ?


GABRIELLE.
I
––––––Je suis veuve d’un colonel
––––––––Qui mourut à la guerre !
––––––J’ai chez moi… regret éternel !
––––––––Son casque sous un verre !
––––––Maintenant je vis à l’hôtel,