Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, I.djvu/183

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Jupiter, le père des dieux et des hommes cependant, il est dans une baisse !… Que de fleurs !… que de fleurs !… enfin… tu porteras ce bouquet de roses à la petite Mégara, la joueuse de flûte qui demeure près du temple de Bacchus…


PHILOCOME, qui a pris le bouquet.

Oui, seigneur.


CALCHAS.

Et le tonnerre ?… A-t-on rapporté le tonnerre ?


PHILOCOME.

Pas encore.


CALCHAS.

Comment, pas encore ?


PHILOCOME.

Non, seigneur… mais je l’attends.


CALCHAS.

Nous ne pouvons nous passer de tonnerre aujourd’hui… la journée sera chaude : la fête d’Adonis présidée par notre gracieuse souveraine… puis l’assemblée des rois et, en leur présence, le concours des jeux d’esprit…


PHILOCOME.

Sans compter l’imprévu !…


CALCHAS.

Une pareille journée ne se passera pas sans oracle… et il n’y a pas d’oracle sans tonnerre… il me faut mon tonnerre.


PHILOCOME.

Le forgeron Euthyclès m’a bien promis… et le voici !…

Euthyclès entre par la droite, portant une plaque de tôle.