Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, I.djvu/198

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PARIS.

C’est ma colombe… et c’est ma lettre.


CALCHAS.

Eh ! Mais… le fait est…

La colombe, arrivant de la droite, vient s’abattre sur le doigt de Pâris ; elle bat des ailes et tient une lettre dans son bec.

PARIS.

Vous voyez !…


CALCHAS.

Il est vrai !…


PARIS.

Prenez la lettre… elle est pour vous.

La colombe agite ses ailes.

CALCHAS, prenant la lettre.

Eh bien, qu’est-ce qu’elle a ?


PARIS.

Elle demande s’il y a une réponse… (À la colombe.) Non, il n’y en a pas. (La colombe s’envole vers la gauche. — La suivant des yeux.) Tiens, elle prend une autre direction… elle a une autre commission, sans doute… Cette Vénus a une correspondance !…


CALCHAS, regardant la lettre.

Le timbre de Cythère !… De Vénus… c’est bien de Vénus !…

Il mouille le timbre, le décolle et le met dans une petite boîte.


PARIS.

Qu’est-ce que vous faites donc ?


CALCHAS.

C’est pour l’album de timbres de la petite princesse Hermione… elle fait collection.


PARIS.

Ah ! Très bien !